Écarté par Solari, pourquoi Isco est le nouveau mal-aimé au Real Madrid

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Un vilain petit canard chez les cygnes blancs. Isco est le James Rodriguez de Santiago Solari, qui pousse la ressemblance avec Zidane très loin.

L’Andalou est le grand perdant du règne de Solari, après avoir été le chouchou de Julen Lopetegui. La corrélation est assez facile à établir. Le coach basque voulait mettre en place un plan de jeu dogmatique basé sur la possession avec Isco à la mène des offensives, alors que le nouveau boss du Real possède une approche plus pragmatique et qui profite mieux à Bale, Vazquez et aux attaquants rapides. Ce qui n’explique pas une mise au ban aussi définitive qu’expéditive.

Un point de non retour franchi face à la Roma ?

On l’a vu notamment contre la Roma mardi soir, Madrid s’appuie désormais beaucoup sur les contres, et Isco a pu s’en rendre compte depuis les tribunes de l’Olimpico desquelles il a suivi la rencontre. Le malaise est désormais tangible entre le milieu espagnol, titulaire lors des deux dernières rencontres de la Roja et même capitaine de l’Espagne de Luis Enrique en l’absence de Ramos face à la Bosnie, et son nouvel entraîneur.

Le contraste est saisissant avec le Real, où le virevoltant milieu andalou est le seul à ne pas avoir été titularisé depuis l’appointement de Solari en compagnie du troisième gardien Kiko Casilla et du jeune Fede Valverde.

78 minutes en 6 matches

17 minutes face au Viktoria Plzen, pas une seule contre Vigo, 27 minutes contre Eibar… En tout, Isco n’aura joué que 78 minutes en 6 matches sous Solari. Alors que Lopetegui avait utilisé Isco 647 minutes en 8 rencontres. Le fossé est conséquent.

Isco est non seulement derrière Lucas Vazquez et Vinicius dans les choix de son entraîneur, mais est aussi de plus en plus à la traîne face à Ceballos, l’homme aux 251 minutes en deux matches sur 4 sous Solari, 68% de temps de jeu possible donc. Ceballos est en train de grignoter non seulement le temps de jeu d’Isco, mais aussi son statut alors qu’il n’avait que très peu été utilisé avec Zidane.

D’après les indiscrétions de la Cadena Cope, Solari aurait décidé de punir son meneur de poche suite à son comportement avant le match face à Eibar (0-3). Le milieu ibérique aurait manqué de respect au coach argentin, lequel avait d’ailleurs failli ne pas du tout convoquer son joueur pour le match contre Rome, mais aurait changé d’avis au dernier moment.

Isco Real Madrid Barcelona

Il s’agit donc d’un problème d’autorité que Solari, dont la légitimité est plus ou moins discutée, lui qui n’avait jamais entraîné de grand club avant cette saison, veut installer face à son vestiaire où les stars et les ego abondent.. Marcelo, interrogé en zone mixte, évoque aussi à demi-mots un manque d’implication de la part d’Isco :

“Isco ? Je ne suis pas en mesure de donner des conseils. Nous sommes des adultes, des pères de famille, et nous savons ce que nous devons faire. Chaque joueur veut être impliqué, mais il faut travailler dur. Vous devez tout donner. C’est ce que tous les joueurs font, c’est ça le football. Je ne dis pas qu’Isco ne travaille pas, mais vous devez regardez où vous avez échoué pour ensuite vous améliorer”.

Corne d’abondance ou abondance de cornes ?

Pas besoin d’être un grand scientifique pour conjecturer qu’Isco a beaucoup perdu avec l’arrivée de Solari sur le banc du Real. Mais il n’est pas le seul. Solari a, de son côté, « perdu » un profil unique dans son effectif, qui contrairement à un Bale ou Vazquez, peut évoluer dans les petits espaces et possède des aptitudes nettements plus offensives qu’un Ceballos avec des capacités de création inégalées dans les trente derniers mètres adverses. Isco peut carrément permettre à l’équipe de changer de système en plein match en évoluant en vrai numéro 10 et en passant au 4-4-2. Une option tactique non-négligeable notamment face aux équipes bien regroupées en défense et face auxquelles le Real doit trouver la faille en faisant tourner le ballon, soit 99% des équipes de Liga se rendant au Bernabeu.

 

Pragmatique dans l’âme et investi d’une mission commando, Solari, à l’inverse de Zidane, ne peut pas (encore) se permettre d’avoir des bêtes noires dans son vestiaire. L’ancien boss de la Castilla n’a actuellement pas le luxe d’entretenir une bisbille avec l’un de ses joueurs les plus versatiles, surtout avec le rendement erratique de certains de ses cadres comme nous l’avions observé avec les 5 plus gros défauts du Real Madrid cette saison.

Rare joueur du vestiaire cette saison après un mercato déficient à proposer une véritable alternative ludique, Isco doit avoir sa chance en tant que titulaire. Si Solari veut continuer à imiter Zidane, il ferait bien de réviser comment le coach français avait su tirer le meilleur Isco et non s’inspirer de la relation qu’avait le coach français avec James Rodriguez. 

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